Le 31 juillet 1880, un second arrêté en conseil du gouvernement britannique avait transféré au Canada tout l’archipel arctique, même les territoires encore inexplorés. On ignorait alors l’étendue exacte de ces terres : plusieurs îles de l’archipel arctique tel qu’on le connaît aujourd’hui n’avaient pas encore été découvertes à la fin du XIXe siècle. Au moment du transfert, le Canada n’était clairement pas prêt à assumer la responsabilité de ce vaste territoire.
Aucune présence canadienne permanente n’était d’ailleurs assurée dans le Grand Nord (les Inuits n’étaient pas encore des citoyens canadiens à l’époque, donc leur présence dans le Nord n’aidait en rien à affirmer la souveraineté canadienne). Bref, aux yeux de certaines nations, l’archipel arctique « canadien » semblait être ouvert à tous.