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Terres arctiques

L’espace : un atout pour surveiller l’Arctique

Plus personne ne l’ignore : en raison des changements climatiques, les régions arctiques ont déjà commencé à subir des bouleversements significatifs. La fonte des glaces à l’intérieur des chenaux de l’archipel arctique, notamment, fera sans aucun doute augmenter le trafic maritime dans ces eaux. Le nombre d’accidents et les risques de pollution s’en trouveront accrus.

L’Arctique canadien est un vaste territoire à l’intérieur duquel l’Europe tout entière pourrait tenir.

Pour l’instant, la flotte de brise-glace de la Garde côtière canadienne, les effectifs, les avions et les navires de guerre des Forces armées dans le Grand Nord ne suffiraient pas à surveiller la totalité de la région arctique si jamais les glaces se retiraient subitement.

Évidemment, les choses ont le temps d’évoluer d’ici une décennie ou deux : le gouvernement Harper, préoccupé par l’Arctique, a annoncé la construction de navires de guerre aptes à naviguer sur les eaux arctiques plusieurs mois par année, l’implantation d’une base militaire à Resolute Bay, communauté située sur les rives du passage du Nord-Ouest, et l’installation d’un port en eau profonde à Nanisivik, au nord de l’île de Baffin.

Ces mesures ne verront toutefois pas le jour avant plusieurs années. En attendant, l’un des meilleurs moyens pour surveiller l’Arctique se trouve non pas sur Terre, mais plutôt dans l’espace.

Dans sa volonté de mieux assurer la sécurité dans le Grand Nord, le Canada prévoit donc observer cet immense territoire à l’aide d’un tout nouveau satellite : RADARSAT-2.