Par ailleurs, le passage du Nord-Ouest risque de subir la concurrence de son cousin, le passage du Nord-Est, aussi appelé Route maritime du Nord. Le passage du Nord-Est longe les côtes de la Russie et jouit d’avantages indéniables. En effet, la fonte de la banquise estivale y est beaucoup plus importante que dans le passage du Nord-Ouest. La présence des puissants brise-glace nucléaires russes ainsi que des ports en eau profonde se trouvant un peu partout le long de la côte facilitent la navigation.
Le Canada aurait peut-être intérêt à s’inspirer de la Russie pour gérer le passage du Nord-Ouest en offrant, tout comme elle, de l’aide à la navigation (brise-glace pour escorter les navires, pilotes, etc.). Ces actions viendraient appuyer ses revendications à la souveraineté. Cela dit, les Russes ont un problème semblable à celui des Canadiens : les eaux du passage du Nord-Est, comme celles du Nord-Ouest, sont considérées comme des eaux internationales par les États-Unis.