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Terres arctiques

Un navire américain dans les eaux arctiques canadiennes

À cette époque, les États-Unis commençaient à flairer le potentiel commercial du passage du Nord-Ouest. Ils pensaient pouvoir l’emprunter librement afin de faire transiter des quantités de pétrole en provenance du gisement de Prudhoe Bay, Alaska, en direction de la côte Est américaine. En 1969, le Manhattan, pétrolier américain à coque renforcée, traversa le passage du Nord-Ouest. Le Canada ne revendiquait alors pas les eaux de passage comme intérieures et le transit y était autorisé. Des membres du gouvernement canadien se trouvaient à bord du pétrolier qui fut même escorté par un brise-glace canadien.

Le passage du Manhattan provoqua malgré tout un certain malaise au sein du gouvernement et souleva la colère de l’opinion publique canadienne qui fit alors pression sur Ottawa. Un second transit du Manhattan à travers le passage du Nord-Ouest conduisit le Canada à produire la Loi sur la prévention de la pollution des eaux arctiques. L’objectif de cette loi n’était pas de défendre la souveraineté canadienne dans les eaux arctiques, mais visait plutôt à contrôler les risques de pollution que pouvait entraîner

une augmentation du trafic maritime dans les eaux du passage.