Jusqu’au milieu du XXe siècle environ, le potentiel commercial du passage du Nord-Ouest ne préoccupait guère le Canada, les États-Unis et le reste du monde. On n’y songeait guère, pour la simple et bonne raison que cette voie navigable était impraticable pendant la majeure partie de l’année. Vers la fin des années 60, le Canada, qui jusqu’alors avait cru son autorité dans l’Arctique incontestable, eut toutefois à revendiquer la souveraineté de ses eaux intérieures arctiques.