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Terres arctiques

La banquise : de plus en plus fragile

Les saisons de l’Arctique sont perturbées. Le printemps arrive de plus en plus tôt et l’automne démarre plus tard, raccourcissant par le fait même la durée de l’hiver. La température clémente, par exemple, peut durer assez longtemps en automne pour retarder la formation de la banquise. Ainsi, dans la région de la baie d’Hudson, de nombreuses communautés autochtones ont observé avec inquiétude ce phénomène et ses conséquences sur la faune, notamment pour les ours polaires, qui doivent attendre plusieurs semaines de plus l’arrivée des banquises et des phoques qui les peuplent.

On a d’ailleurs remarqué que certaines espèces animales avaient migré plus au nord, en partie pour cette raison.

La banquise fond également plus rapidement de nos jours. Dans certaines régions, la glace restait présente pendant une bonne partie de l’été, jusqu’en août ou en septembre. Elle peut aujourd’hui se retirer quelques semaines, voire un mois plus tôt. Ces quelques semaines ont un impact certain, encore une fois, sur l’alimentation des ours polaires.

Ces derniers doivent en effet revenir plus tôt sur la terre ferme, ce qui signifie qu’ils cessent de manger prématurément, diminuant ainsi leur réserve de gras.