Par ailleurs, il serait sans doute juste d’affirmer que les changements climatiques qui font présentement leur œuvre dans le Grand Nord ont probablement incité le gouvernement canadien à réitérer ses prétentions à la souveraineté sur les eaux arctiques. Autrefois, on ne se préoccupait guère du potentiel et de l’avenir des chenaux de l’archipel arctique tant qu’ils demeuraient gelés. On n’envisageait pas qu’ils puissent devenir navigables pendant toute l’année.
L’ouverture probable du fameux passage du Nord-Ouest ainsi que la possibilité d’exploiter les richesses naturelles de l’Arctique font en sorte que le Canada a tout intérêt à y établir sa souveraineté, surtout s’il souhaite protéger les fragiles écosystèmes du Grand Nord, assurer la sécurité de ses citoyens et profiter des retombées économiques que pourraient engendrer les projets d’exploitation minière, pétrolière et gazière.