Selon les trouvailles de l’archéologie, les premières traces d’occupation de l’Arctique canadien remontent à environ 4000 ans. Des hommes et des femmes sont arrivés de la Sibérie en empruntant le détroit de Béring à l’aide d’embarcations ou encore à pied, sur la glace. Il s’agissait sans doute de chasseurs provenant des forêts sibériennes, qui auraient été attirés par les troupeaux de caribous qui abondaient au nord de l’Amérique.
Comme ils venaient eux-mêmes d’un milieu nordique, ils sont parvenus à s’adapter aux conditions de vie difficiles de l’Arctique. Ils se seraient également rapidement dispersés à travers tout l’Arctique, de l’Alaska au Groenland, comme le laisse supposer la découverte d’artefacts tels que de minuscules pointes de flèche et outils finement taillés datés de 2000 à 3000 ans.
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, les Paléoesquimaux ne sont pas les ancêtres directs des Inuits actuels. Ils n’ont d’ailleurs jamais réussi à développer une technologie aussi efficace que celles des cultures qui allaient leur succéder, qu’il s’agisse d’accessoires, d’outils ou encore d’habitations.
Les Paléoesquimaux se nourrissaient de caribou, de bœuf musqué et de phoque. On n’a toutefois pas pu faire la preuve qu’ils possédaient des bateaux ou des chiens. On suppose plutôt qu’ils se déplaçaient à pied et vivaient dans des tentes faites avec des peaux d’animaux. Bref, leur vie se déroulait dans d’austères et pénibles conditions.
Bien qu’il puisse y avoir une certaine parenté entre les Paléoesquimaux et les Inuits contemporains, l’archéologie n’a pas été en mesure, jusqu’à aujourd’hui, de déceler si les premiers avaient réellement des liens génétiques et culturels avec les seconds.