Nous savons aujourd’hui que les cinq continents de la Terre étaient autrefois soudés les uns aux autres. De nombreuses personnes en ont eu l’intuition dès le XVIIe siècle, sans toutefois pouvoir l’expliquer ou le prouver. Il fallut attendre le XXe siècle et certaines avancées technologiques avant de pouvoir confirmer que les continents, tels que nous les connaissons maintenant, ont déjà formé un seul et même supercontinent il y a plusieurs centaines de millions d’années.
Alfred Wegener, père de la théorie de la dérive des continents, fut le premier à donner un nom à ce supercontinent qui regroupait les Amériques, l’Eurasie, l’Afrique, l’Océanie et l’Antarctique il y a 250 millions d’années. Il le nomma Pangée, nom issu du grec signifiant « toutes les terres ». La Pangée était bordée par la mer primitive Téthys à l’est et par la Panthalassa à l’ouest, ancêtre de l’actuel océan Pacifique.
Quelque 100 millions d’années plus tard, la Pangée se disloqua sous l’effet des courants de convection pour former deux nouveaux supercontinents : la Laurasia, située au nord, et le Gondwana, au sud. L’Amérique du Nord ainsi que l’Europe et l’Asie faisaient partie de la Laurasia, tandis que le Gondwana regroupait ce qui allait plus tard devenir l’Afrique, l’Amérique du Sud, l’Inde et l’Australie. 50 millions d’années ont maintenant passé. Le Gondwana et la Laurasia n’existent plus. Les nouvelles formations de continents s’éloignent de plus en plus les unes des autres.
L’Antarctique s’est séparé de l’Australie, tout comme l’Amérique du Sud s’est écartée de l’Afrique. L’océan Atlantique prend de l’expansion. Il faudra attendre une cinquantaine de millions d’années de plus avant que l’Inde ne vienne se greffer à l’Asie, pendant que les deux Amériques se rapprocheront l’une de l’autre.