Les changements climatiques, engendrés par les activités humaines des dernières années, ont déjà commencé à faire du tort à l’environnement et aux divers écosystèmes. Dans l’Arctique, une région où l’équilibre entre les êtres vivants est très fragile, les effets sont encore plus dévastateurs. En fait, c’est dans les régions polaires que l’on observe les changements les plus marqués et rapides, pouvant avoir de sérieuses répercussions sur tout ce qui y vit.
Les hausses de température, même minimes, dans un écosystème aussi délicat que l’Arctique, peuvent bouleverser la vie de nombreux êtres vivants. Ainsi, les animaux du Nord devront tenter de s’adapter à la montée du niveau de la mer, à la perturbation des courants océaniques, au déplacement des stocks de nourriture, au dérèglement des saisons, à une augmentation des risques de maladies et à la fonte de leur habitat. Il va sans dire que le défi est de taille pour ces créatures qui doivent déjà lutter chaque jour pour leur survie.
Au cours des dernières années, on a observé une fonte accélérée de la banquise arctique. Ce bouleversement, au sein de l’environnement polaire, est hautement problématique pour plusieurs espèces animales qui se déplacent sur ces étendues gelées pour mettre bas ou se nourrir. L’ours polaire, notamment, voit ses chances de survie grandement diminuées lorsqu’il ne peut plus chasser le phoque sur la banquise, une activité essentielle à la formation de la couche de graisse dont il a besoin pour affronter les périodes de jeûne.