Bien qu’ils semblent à jamais figés dans le temps, les glaciers sont les gardiens d’une inestimable richesse. En effet, s’épandant sur 10 % de la surface terrestre, ils renferment la très grande majorité de toute l’eau douce de la planète.
Les glaciers se forment lorsque les couches de neige accumulée, souvent en haute altitude, cèdent à la gravité et dévalent le long des pentes et des montagnes. Tout en bas, la masse ainsi créée devient alors très compacte sous la pression. Ainsi comprimés, les flocons de neige se brisent pour se transformer en cristaux de glace et s’agglomérer.
On retrouve plusieurs types de glaciers : les inlandsis, les calottes glaciaires, les glaciers alpins ainsi que les glaciers de piémont qui se forment au pied des montagnes. Au cours de leur existence, ils sont constamment en mouvement et se transforment. Lorsqu’ils se trouvent près de l’eau, il arrive qu’un segment se détache et parte à la dérive. C’est ainsi que se forment les icebergs.
Lors de l’avancée d’un glacier, la neige entraîne avec elle des moraines, des roches poussées par le poids de cette eau gelée en mouvement. L’érosion creuse donc des sillons immenses dans le sol, marques évidentes du passage de la masse glaciaire. C’est généralement sur ces traces que l’on s’appuie afin d’étudier les diverses périodes de gel de l’Histoire.