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Terres arctiques

Les voyageurs

Au fil de l’expansion du commerce des fourrures, les coureurs des bois, qui travaillaient dans l’illégalité, ont graduellement fait place aux voyageurs. Sous contrat, ceux-ci étaient envoyés aux postes de traite chargés de marchandises et en revenaient avec des fourrures destinées au marché européen. Il s’agissait d’une profession inédite en Amérique puisque aucun équivalent n’existait en Europe.

Le voyageur faisait normalement affaire avec un riche marchand qui détenait un permis de traite. Celui-ci, en plus de rendre la démarche légale, se chargeait de fournir divers objets à troquer et récoltait, en échange, une part importante des profits. Ayant à respecter un contrat et des échéances dans le cadre de son périple, le voyageur devait maintenir un mode de vie plus structuré que le coureur des bois.

Au bout d’un certain temps, la nouvelle profession se développa, et on vit partir des expéditions organisées, dirigées par un chef de convoi. Si les journées étaient longues et exigeantes, le voyageur était récompensé à son retour puisqu’il touchait un salaire par dix fois supérieur à celui d’un soldat. Malgré tout, après quelque temps, certains préféraient retrouver le style de vie indépendant et indomptable du coureur des bois.