La plupart des longs voyages en mer, particulièrement la traversée de l’océan Atlantique, étaient constamment menacés par les tempêtes, les risques de naufrage, les crimes de piraterie et même les batailles et conflits parfois sanglants entre les matelots. Toutefois, le plus grand fléau restait les maladies, qui se répandaient généralement très rapidement à bord.
Les premiers explorateurs qui tentèrent de franchir l’Atlantique eurent à porter une attention particulière à la variété et à la conservation des aliments, en plus de surveiller autant que faire se peut les conditions d’hygiène. En effet, toute escale étant impossible, il était essentiel de tout faire pour éviter le moindre risque de maladie, d’intoxication ou de famine au cours du voyage.
La liste des maladies maritimes était longue. Toutefois, le mal le plus craint et le plus répandu, à l’époque des grandes explorations, était sans contredit le scorbut. Contrairement aux affections contractées avant le départ et prenant des allures épidémiques une fois à bord, comme le typhus et la dysenterie, le scorbut résultait directement de l’alimentation pauvre en vitamines des matelots.
De nombreuses expéditions polaires se soldèrent par de véritables drames à cause du scorbut. En effet, la carence en vitamine C, qui causait la maladie, était accentuée par le froid, la mauvaise alimentation et les longues périodes d’effort, désagréments typiques de la vie quotidienne de l’explorateur du Nord.