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Terres arctiques

8 000 av. J.-C. à 2 000 av. J.-C.

Les Inuits ont des caractéristiques physiques semblables à celles des Asiatiques. C’est pourquoi on croit que leurs ancêtres (les Néoesquimaux) et ceux qui les ont précédés (les Paléoesquimaux) étaient originaires de Sibérie. Ainsi, il est probable que les premiers habitants d’Amérique du Nord aient traversé par le détroit de Béring. À cette époque, d’autres peuples, dits autochtones, habitaient déjà les régions plus au sud. D’après les vestiges retrouvés, on peut estimer la date de leur arrivée à il y a 4 000 ans.

Les caractéristiques physiques de l’homme du Nord

Les Inuits d’Amérique du Nord partagent bon nombre de caractéristiques raciales avec les peuples de descendance mongole du nord de la Russie et de la Sibérie, habitant notamment les régions de Tchoukotka et de Kamchatka. En effet, ils se démarquent par leur chevelure de jais, leur peau plutôt foncée, leur visage plat et leurs yeux bridés.

Le corps des Paléoesquimaux et des Néoesquimaux était parfaitement adapté aux conditions climatiques difficiles de l’Arctique. Même s’ils devaient se recouvrir de peaux pour doubler leurs chances de survie, ils étaient dotés d’un fort métabolisme capable de s’élever ou de s’abaisser suffisamment pour affronter les caprices du froid.

Capables de digérer facilement la graisse, le Paléoesquimau et le Néoesquimau devaient utiliser beaucoup de « combustible » pour se réchauffer. Ils étaient heureusement doté d’un système circulatoire efficace, leur permettant de garder bien au chaud leurs organes vitaux. L’absence de toute pilosité sur leur visage serait aussi une façon de résister au froid, puisqu’une barbe couverte de givre pouvait occasionner plusieurs inconvénients.

Le détroit de Béring

L’hypothèse la plus plausible, quant au peuplement de l’Arctique nord-américain, avance que des individus en provenance de l’Asie auraient atteint le continent par le détroit de Béring. Ce dernier se trouve à mi-chemin entre l’océan Arctique et la mer de Béring. À sa partie la plus étroite, le détroit ne mesure que 64 kilomètres de largeur, séparant les côtes de la Russie et de l’Alaska. Il fut découvert en 1648 par un explorateur russe, Semen Ivanovitch Dejnev.

À l’époque de l’arrivée des premiers hommes dans l’Arctique nord-américain, d’autres peuples autochtones évoluaient déjà dans des régions plus au sud. Il est possible que les Paléoesquimaux aient traversé le détroit de Béring à bord de petites embarcations simples. Il est encore plus probable qu’ils aient entrepris à pied, sur ses eaux saisonnièrement gelées, le périlleux voyage qui a dû prendre plusieurs jours.

Les sites archéologiques et l’étude des coutumes du Nord ont permis de déduire plus précisément que les Paléoesquimaux seraient arrivés de Sibérie. Pour établir cette hypothèse, on s’est basé sur la comparaison des artefacts, des langues et des caractéristiques physiques de ces deux peuples nordiques.