Dans les dernières décennies, de nouveaux procédés ont permis d’étudier le milieu arctique, des entrailles du sol aux profondeurs de l’océan. Les années 50 ont vu naître un intérêt pour les expériences spatiales ainsi que pour le développement d’outils logistiques tels que les brise-glace et les sous-marins. Aujourd’hui, la communauté scientifique a les yeux rivés sur l’Arctique en raison d’une préoccupation majeure : le réchauffement climatique.
La Deuxième Guerre mondiale provoqua le développement et le perfectionnement de nouvelles technologies, comme le radar et le satellite. Ainsi, vers le début des années 50, les États-Unis furent les premiers à envoyer dans l’atmosphère arctique, dans le cadre du programme Rockoon, des fusées et des ballons munis de sondes.
Les premières expériences menées avec des ballons-sondes avaient pour but de mieux connaître la composition de l’atmosphère ainsi que les effets du rayonnement solaire. Toutefois, leur aire de propulsion était limitée, et on ne tarda pas à rechercher de nouvelles façons de faire. Les fusées, quant à elles, pouvaient atteindre une bien plus grande altitude et supporter des outils de mesure plus lourds.
Vers la fin des années 50, on fit le lancement de quelques satellites vers le ciel arctique. Bien plus précis que les outils utilisés auparavant, ils permirent de comprendre le phénomène des aurores boréales, de préciser la cartographie des lieux ainsi que de connaître le positionnement des effectifs militaires. Le tout premier satellite, d’origine soviétique, fut lancé vis-à-vis de l’Arctique en 1957.
Au cours des dernières années, avec la fonte alarmante de la banquise arctique, la communauté scientifique a redoublé d’efforts pour informer la population sur un problème environnemental de taille. En effet, le réchauffement de la planète, que peu se risquent encore à nier aujourd’hui, promet une hausse de la température globale terrestre, un bouleversement qui aura de très graves répercussions sur l’ensemble des êtres vivants.
La Terre a connu, par le passé, des oscillations marquées de la température, généralement causées par des irrégularités de l’orbite terrestre ou du rayonnement solaire. Toutefois, en raison des activités humaines, cette variabilité du climat est aujourd’hui grandement accentuée et accélérée. Ainsi, on retrouve de plus en plus de gaz dans l’atmosphère, ce qui a pour effet d’amplifier l’effet de serre.
L’effet de serre est un phénomène naturel et bénéfique, puisqu’il permet à la Terre de conserver une température moyenne de 15 degrés Celsius. Il est causé par certains gaz se retrouvant dans l’air, comme le gaz carbonique ou la vapeur d’eau. Ceux-ci forment une couche qui piège un certain pourcentage de la chaleur du soleil dans l’atmosphère. Or, plus cette couche de gaz est épaisse, plus la température augmente sur Terre.
Aujourd’hui, les gaz engendrés par les activités humaines se retrouvent en trop grande quantité dans l’air, contribuant à l’épaississement de la couche de gaz à effet de serre. Bien qu’il soit impossible de prédire exactement quelles en seront les conséquences sur la planète, les climatologues avancent certaines hypothèses alarmantes, comme la montée du niveau de l’eau, des catastrophes naturelles plus fréquentes et de grands déséquilibres entre sécheresse et humidité.
Les êtres vivants dépendent grandement du climat tempéré qui règne sur la Terre. Ainsi, le réchauffement climatique pourrait provoquer de nombreuses inondations, priver d’eau certaines populations ou même empêcher l’agriculture. Déjà, en Arctique, la fonte de la banquise met en péril la survie de nombreuses espèces, dont l’ours blanc, qui peinent à se déplacer et à chasser sur la banquise liquéfiée.
Réduite de près de 10 % depuis les années 70, la banquise arctique joue un rôle essentiel dans l’équilibre du climat. En effet, sa surface glacée réfléchit une bonne partie des rayons du soleil, permettant à la Terre de ne pas absorber toute la chaleur. De plus, la fonte de la glace ferait augmenter le niveau des océans, une situation de plus en plus inquiétante pour les infrastructures humaines comme pour les écosystèmes qui évoluent dans ce milieu.