Bien que ses vastes territoires enneigés aient toujours fasciné les Occidentaux, l’Arctique mit du temps à être exploré. En effet, la région effrayait les hommes, qui ne désiraient pas s’aventurer dans un lieu où perdure une nuit de plusieurs mois et règne un froid à peine supportable. Toutefois, même si nul ne s’y était officiellement rendu, l’existence de ces terres nordiques était connue depuis la Grèce antique.
Les premiers hommes qui se rendirent dans l’Arctique se virent confrontés à un phénomène qu’ils ne comprenaient pas : l’alternance inégale du jour et de la nuit. Ainsi, dans la région polaire, la nuit peut durer pendant six mois, plongeant le territoire dans une obscurité un peu inquiétante. Inversement, le reste de l’année, à partir du solstice d’été jusqu’au solstice d’hiver, c’est le soleil qui se pointe à l’horizon sans jamais se coucher.
Le phénomène peut être expliqué par l’inclinaison de la Terre qui, à certains moments de l’année, fait en sorte que le pôle ne reçoit pas les rayons du soleil ou, au contraire, y est exposé en permanence. On appelle la période de jour constant, pouvant durer de 24 heures à 6 mois selon les latitudes, « soleil de minuit ». À l’autre extrémité de la planète, l’Antarctique connaît le même sort, bien que le cycle soit complètement contraire.
Le climat arctique présente de nombreuses particularités qui le rendent bien différent de ceux que l’on retrouve dans les autres parties du monde. Caractérisé par de basses températures et de faibles précipitations, le nord du 66e parallèle est la scène de certains phénomènes naturels étonnants, dont un photopériodisme très inégal.
À cette haute latitude, on estime que seulement 20 % de la chaleur émise par le soleil est absorbée par le sol, tandis que 80 % du rayonnement est renvoyé vers l’atmosphère. On explique ce phénomène par le pouvoir de réflexion de la glace et la neige qui recouvrent une bonne partie du territoire arctique.